dégâts de grand gibier

Contacter : Nathalie ROSSIGNY
Nouvelle procédure de déclaration
Voir le site de la FNC : http://www.unfdc.com/reglementation/degats_f.htm
TEXTE CI-APRES ISSU DE CE SITE
La
procédure d’indemnisation.
La
loi de finances du 27 décembre 1968 avait institué, en contrepartie de la
suppression du droit d’affût (possibilité donnée aux agriculteurs de
chasser librement le grand gibier pénétrant dans leurs parcelles), le
principe d’une indemnisation des dégâts occasionnés aux récoltes par les
sangliers et les grands gibiers sur les territoires où les propriétaires
n’ont pas la possibilité d’intervenir ou de les réguler par le plan de
chasse.
Cette
indemnisation avait été mise à la charge de l’Etat par l’intermédiaire
d’un établissement public à caractère administratif (le Conseil Supérieur
de la Chasse devenu Office National de la Chasse) et les conditions
d’attribution avaient été précisées par un décret, chargeant une
commission départementale, présidée par le Préfet, d’en définir le
montant.
La
loi du 26 juillet 2000 a profondément modifié le système en transférant la
charge de l’indemnisation aux Fédérations Départementales des Chasseurs,
tout en laissant à l’Etat et aux propriétaires la décision de fixer les
modalités de régulation des grands animaux. Le décret 2001-552 du 27 juin
2001 définit aujourd’hui le cadre de la procédure d’indemnisation.
L’indemnisation
des dégâts occasionnés aux récoltes est assurée par les Fédérations Départementales
des Chasseurs. Elle n’est possible que pour les dégâts
occasionnés par les seuls sangliers et grands gibiers soumis à plan de
chasse. Elle ne concerne que les récoltes ce qui exclut toute
indemnisation des pertes indirectes. Nul ne peut prétendre à une
indemnisation si les animaux qui ont commis les dégâts viennent de son
propre fonds.
La
fixation du montant de l’indemnité est de la seule compétence du Président
de la Fédération Départementale des Chasseurs. Ce dernier mandate un
estimateur départemental, parmi ceux désigné par la Commission Départementale
d'Indemnisation, chargé d’apprécier entre autre, à l’occasion d’une
expertise contradictoire, la surface endommagée et la quantité de récolte détruite.
Sur
cette base, la Fédération Départementale des Chasseurs propose à
l’agriculteur concerné une indemnité financière déterminée en fonction
de barèmes départementaux de denrées fixés par la Commission Départementale
d'Indemnisation sur la base des prix pratiqués localement et dans le respect
d’une fourchette de prix, arrêtée nationalement par la Commission
Nationale d'Indemnisation.
En
deçà d’un certain seuil (actuellement fixé à 76 Euros avant abattement),
aucune indemnité n’est due. Ce seuil minimum s’applique pour chaque
dossier et non par exploitation et par campagne.
L’indemnité
fait l’objet d’un abattement légal systématique d’un taux minimum de 5
%. Lorsque c’est justifié, et notamment lorsque le réclamant a par un procédé
quelconque favorisé l’arrivée du gibier sur son fonds, ce taux peut être
majoré par la Fédération Départementale jusqu’à 80 %.
Au
niveau national et départemental il est mis en place des commissions chargées
d’examiner, entre autre, les recours présentés par le réclamant ou la Fédération
Départementale des Chasseurs en cas de désaccord dans la procédure amiable.
La Commission Nationale d'Indemnisation, placée sous l’autorité du
Ministre chargée de la Chasse, rassemble à parité des représentants des
intérêts cynégétique, agricoles et forestiers. La Commission Départementale
d'Indemnisation, sous l’égide du Préfet, a la même composition. L’Office
National de la Chasse et de la Faune Sauvage assure le secrétariat des
Commissions Départementales et Nationale.
La
déclaration des dégâts :
Dès
qu’un agriculteur constate des dégâts de sanglier ou de grand gibier sur
une parcelle qu’il exploite, il doit contacter la Fédération Départementale
des Chasseurs en spécifiant :
Raison
sociale,
Nom
et prénom,
Adresse
et numéro de téléphone,
La
nature de la culture endommagée,
La
localisation de la parcelle (Commune et lieu dit).
A
réception du message, la Fédération Départementale des Chasseurs envoie un
imprimé de déclaration provisoire ou définitif à l’agriculteur que ce
dernier doit compléter et signer dans les cadres qui lui sont réservés.
La
déclaration provisoire est utilisée quand les dégâts se produisent au
semis ou en cours de végétation et que le réclamant ne sera indemnisé
qu’au moment de la récolte. La déclaration définitive est utilisée au
moment de clôturer un dossier, soit au stade du semis si l’agriculteur
souhaite ressemer immédiatement, soit le plus souvent au moment de la récolte.
La
déclaration, dûment complétée et signée, doit être adressée à la Fédération
Départementale des Chasseurs au moins dix jours avant la récolte.
Le
réclamant s’engage alors à conserver sa récolte sur pied pendant 10 jours
pour permettre l’évaluation des dommages. Seul le renvoi effectif de la déclaration
au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs déclenche la procédure
d'indemnisation des dégâts de grand gibier et permet d’instruire le
dossier en mandatant un estimateur départemental chargé de faire l’évaluation
quantitative des dommages subis.
La
déclaration pourra être frappée de nullité si la déclaration est incomplète
et en particulier sur les points suivants :
Localisation
des dégâts,
Nature
des dégâts,
Evaluation
des surfaces endommagées ou détruites,
Evaluation
des pertes de récoltes en volume,
Montant
de l’indemnisation sollicitée en fonction du dernier barème
départemental connu,
Etendue
des terres exploitées.
L’évaluation
des dommages subis :
Au
retour de l’imprimé de déclaration des dégâts, la Fédération Départementale
des Chasseurs missionne un estimateur départemental parmi ceux désignés par
la Commission Départementale d'Indemnisation. Ce dernier contactera alors le
réclamant pour prendre rendez-vous afin d’expertiser contradictoirement la
ou les parcelles concernées. Au moment de la récolte, l’expertise aura
lieu dans un délai de dix jours à compter de la date de réception de la déclaration
au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs.
Lors
de l’expertise, l’estimateur sera chargé d’apprécier la surface
endommagée, la quantité de récolte détruite, et de recueillir des
informations relatives à l’état de la parcelle et son environnement. A ce
stade de la procédure, il n’est pas chargé de faire une proposition
financière au réclamant ni d’appliquer un quelconque abattement.
L’expertise
contradictoire s’achève en recueillant, si possible, l’accord signé du réclamant
à propos des surfaces et des quantités détruites. Un refus de signature de
la part du réclamant entraîne automatiquement la transmission du dossier en
Commission Départementale d'Indemnisation pour examen du recours. Ce faisant,
le paiement du dossier prend nécessairement du retard par rapport à un
dossier dont l’expertise serait acceptée.
L’estimateur
départemental remet au réclamant un double de la déclaration de dégâts
(exemplaire jaune).
L’évaluation
financière et la proposition d’indemnisation :
L’évaluation
financière du dossier est faite par la Fédération Départementale des
Chasseurs dans les quinze jours qui suivent la fixation du barème par la
Commission Départementale d'Indemnisation. Elle résulte de l’application
de ce barème aux quantités détruites et de la mise en œuvre de
l’abattement (5 % minimum et plus dans la limite de 80 % si justifié).
Une
notification écrite de l’indemnité proposée est alors adressée au réclamant.
Elle reprend en détail tous les éléments de chiffrage du dossier. Le réclamant
dispose d’un délai de 10 jours pour faire connaître par écrit sa décision
à la Fédération Départementale des Chasseurs. S’il accepte, l’indemnité
est alors mis en paiement immédiat et le
dossier est clôturé; s’il refuse le dossier est transmis en l’état à
la Commission Départementale d'Indemnisation qui sera alors chargée
d’examiner le recours du réclamant.
Si
à l’issue des 10 jours, le réclamant n’a pas fait parvenir sa décision
par écrit à la Fédération Départementale des Chasseurs, une seconde
notification lui est alors adressée en recommandé avec accusé de réception.
Il dispose alors d’un délai d’un mois pour faire connaître sa décision
par écrit à la Fédération Départementale des Chasseurs. A l’issue de
cette seconde période, le réclamant est réputé accepter la proposition ;
la Fédération Départementale des Chasseurs procède alors immédiatement au
paiement de l’indemnité et clôture le dossier.
La
voie de recours amiable :
En
cas de désaccord dans la procédure amiable entre le réclamant et la Fédération
Départementale des Chasseurs, le dossier est automatiquement transmis à la
Commission Départementale d'Indemnisation qui sera chargée d’examiner dans
un délai de deux mois le recours qui lui sera adressé.
La
Commission notifie alors sa décision au réclamant et à la Fédération Départementale
des Chasseurs. Chaque partie dispose alors d’un délai de quinze jours pour
faire éventuellement appel de la décision devant la Commission Nationale
d'Indemnisation. Le recours doit être adressé par lettre recommandé
avec accusé de réception au secrétariat de la Commission Nationale
d'Indemnisation qui est assuré par l’Office National de la Chasse et de la
Faune Sauvage.
De
la même façon, la Commission Nationale d'Indemnisation doit statuer dans un
délai de deux mois et sa décision est notifiée au réclamant et à la Fédération
Départementale des Chasseurs. Elle est immédiatement exécutoire et chacune
des deux parties est tenue de s’y conformer.