GRIPPE AVIAIRE
Les appelants sont de nouveau autorisés......
FEDERATION
DES CHASSEURS DU NORD
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour
un coût de plus d’un million d’euros les propriétaires d’appelants ont
pourtant consacré toute leur année à respecter ce qui était exigé.
Un
immense sentiment de trahison anime aujourd’hui les chasseurs.
Dans
ces conditions, le Bureau de la Fédération
des chasseurs du nord demande, conformément aux positions des instances cynégétiques
nationales, aux chasseurs de chasser normalement.
Communiqué
Les
chasseurs détenteurs d’appelants trahis
Sur
la base d’un nouvel avis de l’AFSSA défavorable, le Gouvernement ne devrait
pas publier d’Arrêté ré-autorisant le transport et l’utilisation
d’appelants sur les zones humides de « l’intérieur » et sur le
DPM méditerranéen.
L’ouverture
de la chasse du 25 août sera donc marquée dans ces zones par le maintien de
l’interdiction des appelants.
Un
immense sentiment de trahison anime aujourd’hui ces chasseurs.
Pour
un coût total de plus d’1,5 million d’euros, les propriétaires
d’appelants ont pourtant consacré toute leur année à respecter ce qui
était exigé :
-
Assurer la traçabilité des
appelants, en baguant chacun de leurs oiseaux ; en tenant un registre entrées-sorties
des mouvements de chaque individu paraphé par le maire ; en remplissant
les formulaires de déclaration de détenteurs d’appelants (avec des moyens
imposés dont on peut mettre en doute l’utilité)
-
Les faire analyser pour vérifier
qu’ils n’étaient pas porteurs de H5N1 (aucun, sur 22.000 canards analysés,
n’était positif),
A
aucun moment, l’AFSSA n’a tenu compte de ces mesures de biosécurité, ni du
rôle de sentinelle indispensable des appelants, ni du civisme sans faille des
chasseurs.
On
notera la contradiction pour le moins surprenante des avis des experts qui ont,
à quelques jours d’intervalle admis que l’utilisation des appelants sur le
littoral ouest n’était pas préoccupante, pour ensuite considérer que la
situation sur le littoral méditerranéen ne pouvait être identique. Il
s’agit pourtant de zones salées, l’une et l’autre, non favorables à la
survie du virus.
Dans
une ultime provocation, l’AFSSA propose d’envisager une régionalisation du
risque d’ici 2 à 3 mois. C’est vouloir oublier qu’à cette époque, la
migration sera majoritairement passée et la période de chasse en voie d’achèvement.
ANCGE
5 avenue des Chasseurs
75017 PARIS
Tél : 01.47.64.64.90
Fax : 01.46.22.82.53
A
ssociationN
ationaledes
Chasseursde
Gibier d’EauParis, le 23 août 2007.
Appelants, l’inacceptable interdit
En dépit d’une décision, fondée sur un avis favorable de l’AFSSA (Agence Française de
Sécurité Sanitaire des Aliments), autorisant début août l’usage des appelants pour la chasse
des oiseaux d’eau, sur le bord de mer Manche – Mer du Nord – Atlantique, ce même usage
des appelants ne serait pas admis, à partir du 25 août, sur les zones humides intérieures, au
motif d’un avis cette fois opposé de l’AFSSA.
L’ANCGE, Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, ne peut accepter ni
comprendre une telle décision instaurant un système national à deux vitesses dans un contexte
de risque sanitaire absolument identique : des cygnes morts en Moselle fin juillet, des canards
morts au même endroit à la mi-août.
Face à un niveau de risque constant, potentiellement rassurant en ce que le virus reste
cantonné en un espace restreint très surveillé, les sanctions administratives en tous points
différentes et les parapluies sanitaires à géométrie variable de l’AFSSA, sont difficilement
justifiables.
L’ANCGE déplore et dénonce les incohérences de cette position qui ne tient pas compte des
efforts sanitaires réalisés et des 1,5 millions d’euros dépensés durant la saison 2006-2007 et
redoute le chaos qu’elle va immanquablement engendrer.
La prévention du risque, poussée à l’extrême dans ce cas de figure, aboutit à la plus aberrante
et à la plus paradoxale des situations.
Un chasseur de gibier d’eau mosellan peut ainsi demain traverser toute la France pour aller
chasser, avec ses appelants, en baie de Seine ou de Somme ou encore en Gironde puis rentrer
chez lui, alors qu’un chasseur picard, breton ou vendéen ne pourrait aller dans son marais, là
où ses appelants sont déjà installés.
Plus choquant encore, au prétexte que l’eau y est salée, on peut utiliser les appelants en bord
de Manche – Mer du Nord – Atlantique alors qu’on ne pourrait le faire le 25 août sur le
littoral méditerranéen où l’eau est pourtant plus salée encore.
L’absurdité d’un tel schéma, bien réel, ne saurait échapper à quiconque, sauf à ceux qui ont
pris cette lamentable décision, semble-t-il.
Ceux-là ont décidé d’attendre le 08 septembre et un nouvel avis de l’AFSSA qui pourrait être
alors favorable, si aucun oiseau sauvage infecté n’est découvert entre temps.
L’ANCGE ne saurait considérer cette hypocrisie médiatique raisonnable et tolérable en
sachant que les appelants de chasse des oiseaux d’eau sont déjà, pour l’essentiel, sur les
territoires de chasse d’où on ne peut les bouger et où ils chanteront et appelleront pendant que
les chasseurs chasseront.
Une nouvelle fois, l’ANCGE se voit obligée d’appeler à l’insurrection du bon sens en
espérant que celui-ci soit plus apte à se propager que le virus H5N1 et qu’il puisse atteindre
les hautes sphères administratives françaises et leurs experts qui semblent actuellement en
manquer beaucoup.
Contact : Gilles DEPLANQUE – 06.72.78.66.20
gillesdeplanque@nordnet.fr
Le
FLASH-INFOS
H5N1 :
le niveau de risque passe de négligeable « 2 » à modéré
àEn
Allemagne :
Le virus H5N1
de la grippe aviaire, dans sa forme hautement pathogène potentiellement
dangereuse pour l'homme, a été confirmé sur au total
La ville de
Nuremberg avait installé dès samedi un périmètre de sécurité sur quatre
kilomètres autour des différents lieux de découverte. Dans ce périmètre, le
confinement des volailles a été rendu obligatoire pendant 21 jours, les chats
et les chiens devront être tenus en laisse. Une zone de surveillance dans un
rayon de
àEn
France :
Conformément
au dispositif de prévention et de surveillance établi en France par l'arrêté
du
En complément
des mesures de biosécurité existantes, le passage à ce niveau de risque supérieur
induit la mise en œuvre, par les détenteurs de volailles et d'oiseaux d'agrément
des zones écologiques à risque particulier, des dispositions complémentaires
suivantes :
- les
oiseaux doivent être confinés ou protégés par des filets, ou par des mesures
de biosécurité alternatives ;
- les
rassemblements d'oiseaux et les compétitions de pigeons, au départ ou
survolant ces zones, sont interdits ;
- les
oiseaux détenus dans ces zones ne peuvent participer à des rassemblements
organisés sur le reste du territoire.
à
Pour la chasse :
Des notes
seront adressées dans les prochains jours, par la FNC aux fédérations, afin
de préciser les conséquences de ce nouveau niveau de risque en matière
d’utilisation des appelants et de surveillance de la mortalité des oiseaux.