GRIPPE AVIAIRE


Les appelants sont de nouveau autorisés......

FEDERATION DES CHASSEURS DU NORD

COMMUNIQUE DE PRESSE du 11 janvier 2008

Pour un coût de plus d’un million d’euros les propriétaires d’appelants ont pourtant consacré toute leur année à respecter ce qui était exigé.

Un immense sentiment de trahison anime aujourd’hui les chasseurs.

Dans ces conditions, le Bureau de la  Fédération des chasseurs du nord demande, conformément aux positions des instances cynégétiques nationales, aux chasseurs de chasser normalement.


Communiqué de presse de la FNC

Les chasseurs détenteurs d’appelants trahis

Sur la base d’un nouvel avis de l’AFSSA défavorable, le Gouvernement ne devrait pas publier d’Arrêté ré-autorisant le transport et l’utilisation d’appelants sur les zones humides de « l’intérieur » et sur le DPM méditerranéen.

 

L’ouverture de la chasse du 25 août sera donc marquée dans ces zones par le maintien de l’interdiction des appelants.

 

Un immense sentiment de trahison anime aujourd’hui ces chasseurs.

 

Pour un coût total de plus d’1,5 million d’euros, les propriétaires d’appelants ont pourtant consacré toute leur année à respecter ce qui était exigé :

 

-          Assurer la traçabilité des appelants, en baguant chacun de leurs oiseaux ; en tenant un registre entrées-sorties des mouvements de chaque individu paraphé par le maire ; en remplissant les formulaires de déclaration de détenteurs d’appelants (avec des moyens imposés dont on peut mettre en doute l’utilité)

 

-          Les faire analyser pour vérifier qu’ils n’étaient pas porteurs de H5N1 (aucun, sur 22.000 canards analysés, n’était positif),

 

A aucun moment, l’AFSSA n’a tenu compte de ces mesures de biosécurité, ni du rôle de sentinelle indispensable des appelants, ni du civisme sans faille des chasseurs.

 

On notera la contradiction pour le moins surprenante des avis des experts qui ont, à quelques jours d’intervalle admis que l’utilisation des appelants sur le littoral ouest n’était pas préoccupante, pour ensuite considérer que la situation sur le littoral méditerranéen ne pouvait être identique. Il s’agit pourtant de zones salées, l’une et l’autre, non favorables à la survie du virus.

 

Dans une ultime provocation, l’AFSSA propose d’envisager une régionalisation du risque d’ici 2 à 3 mois. C’est vouloir oublier qu’à cette époque, la migration sera majoritairement passée et la période de chasse en voie d’achèvement.

 

La FNC déjà intervenue sans relâche sur ce sujet, va s’adresser au Gouvernement pour demander la réunion d’urgence de l’AFSSA, afin de réexaminer dès maintenant l’autorisation des appelants, si nécessaire sa régionalisation et cela, avec la consultation effective de tous les experts représentatifs de ce sujet et en veillant à la proportionnalité du principe de précaution.

 


 

ANCGE

5 avenue des Chasseurs

75017 PARIS

Tél : 01.47.64.64.90

Fax : 01.46.22.82.53

Association

Nationale

des Chasseurs

de Gibier d’Eau

Paris, le 23 août 2007.

Appelants, l’inacceptable interdit

En dépit d’une décision, fondée sur un avis favorable de l’AFSSA (Agence Française de

Sécurité Sanitaire des Aliments), autorisant début août l’usage des appelants pour la chasse

des oiseaux d’eau, sur le bord de mer Manche – Mer du Nord – Atlantique, ce même usage

des appelants ne serait pas admis, à partir du 25 août, sur les zones humides intérieures, au

motif d’un avis cette fois opposé de l’AFSSA.

L’ANCGE, Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, ne peut accepter ni

comprendre une telle décision instaurant un système national à deux vitesses dans un contexte

de risque sanitaire absolument identique : des cygnes morts en Moselle fin juillet, des canards

morts au même endroit à la mi-août.

Face à un niveau de risque constant, potentiellement rassurant en ce que le virus reste

cantonné en un espace restreint très surveillé, les sanctions administratives en tous points

différentes et les parapluies sanitaires à géométrie variable de l’AFSSA, sont difficilement

justifiables.

L’ANCGE déplore et dénonce les incohérences de cette position qui ne tient pas compte des

efforts sanitaires réalisés et des 1,5 millions d’euros dépensés durant la saison 2006-2007 et

redoute le chaos qu’elle va immanquablement engendrer.

La prévention du risque, poussée à l’extrême dans ce cas de figure, aboutit à la plus aberrante

et à la plus paradoxale des situations.

Un chasseur de gibier d’eau mosellan peut ainsi demain traverser toute la France pour aller

chasser, avec ses appelants, en baie de Seine ou de Somme ou encore en Gironde puis rentrer

chez lui, alors qu’un chasseur picard, breton ou vendéen ne pourrait aller dans son marais, là

où ses appelants sont déjà installés.

Plus choquant encore, au prétexte que l’eau y est salée, on peut utiliser les appelants en bord

de Manche – Mer du Nord – Atlantique alors qu’on ne pourrait le faire le 25 août sur le

littoral méditerranéen où l’eau est pourtant plus salée encore.

L’absurdité d’un tel schéma, bien réel, ne saurait échapper à quiconque, sauf à ceux qui ont

pris cette lamentable décision, semble-t-il.

Ceux-là ont décidé d’attendre le 08 septembre et un nouvel avis de l’AFSSA qui pourrait être

alors favorable, si aucun oiseau sauvage infecté n’est découvert entre temps.

L’ANCGE ne saurait considérer cette hypocrisie médiatique raisonnable et tolérable en

sachant que les appelants de chasse des oiseaux d’eau sont déjà, pour l’essentiel, sur les

territoires de chasse d’où on ne peut les bouger et où ils chanteront et appelleront pendant que

les chasseurs chasseront.

Une nouvelle fois, l’ANCGE se voit obligée d’appeler à l’insurrection du bon sens en

espérant que celui-ci soit plus apte à se propager que le virus H5N1 et qu’il puisse atteindre

les hautes sphères administratives françaises et leurs experts qui semblent actuellement en

manquer beaucoup.

Contact : Gilles DEPLANQUE – 06.72.78.66.20

gillesdeplanque@nordnet.fr


 

 

Le 25 juin 2007

 

FLASH-INFOS

H5N1 : le niveau de risque passe de négligeable « 2 » à modéré

àEn Allemagne :

Le virus H5N1 de la grippe aviaire, dans sa forme hautement pathogène potentiellement dangereuse pour l'homme, a été confirmé sur au total 6 des 14 oiseaux sauvages morts autour de Nuremberg (sud-est de l’Allemagne), d’après l'Institut Friedrich Loeffler.

La ville de Nuremberg avait installé dès samedi un périmètre de sécurité sur quatre kilomètres autour des différents lieux de découverte. Dans ce périmètre, le confinement des volailles a été rendu obligatoire pendant 21 jours, les chats et les chiens devront être tenus en laisse. Une zone de surveillance dans un rayon de 10 km a été décrétée.

àEn France :

Conformément au dispositif de prévention et de surveillance établi en France par l'arrêté du 5 février 2007 , la mise en évidence de la contamination de l'avifaune sauvage dans un pays voisin de la France conduit le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche  à passer du niveau de risque « négligeable 2 » au niveau de risque «modéré».

En complément des mesures de biosécurité existantes, le passage à ce niveau de risque supérieur induit la mise en œuvre, par les détenteurs de volailles et d'oiseaux d'agrément des zones écologiques à risque particulier, des dispositions complémentaires suivantes :

-  les oiseaux doivent être confinés ou protégés par des filets, ou par des mesures de biosécurité alternatives ;

-  les rassemblements d'oiseaux et les compétitions de pigeons, au départ ou survolant ces zones, sont interdits ;

-  les oiseaux détenus dans ces zones ne peuvent participer à des rassemblements organisés sur le reste du territoire.

à Pour la chasse :

Des notes seront adressées dans les prochains jours, par la FNC aux fédérations, afin de préciser les conséquences de ce nouveau niveau de risque en matière d’utilisation des appelants et de surveillance de la mortalité des oiseaux.